Méthode Naet (Nambudripad’s Allergy Elimination Techniques) : Comme son nom ne l’indique pas, cette technique permet non seulement d’atténuer ou d’éliminer des allergies mais aussi des intolérances à différents constituants quelle qu’en soit la nature

Atteinte depuis sa naissance d’une multitudes d’allergies et d’intolérances diverses, c’est tout naturellement que le docteur Devi Nambudripad se dirigea vers des études médicales pour trouver un remède à ses maux. Elle débuta par un diplôme d’infirmière, puis d’acupuncture et de médecine orientale, de chiropraxie, de kinésiologie et  termina médecin.
Sa méthode  Naet rassemble des notions d’allopathie, d’acupuncture et de médecine orientale, de chiropraxie, de kinésiologie et de diététique et donne des résultats surprenants. C’est une confirmation de l’intérêt d’une démarche intégrative, qui prône le respect, la reconnaissance et l’utilisation de techniques qui font la preuve de leur efficacité dans leurs domaines d’application respectifs. De nombreux patients en rêvaient et de plus en plus de thérapeutes en sont convaincus.

Le docteur Nambudripad ne fait pas de différence entre les allergies et les intolérances ou hypersensibilités. Ce sont toutes des réactions inadaptées à un stimuli qui ne provoque pas de réaction par-ticulière chez la majorité des gens. Elle les soigne de la même manière. Cette réponse exagérée peut concerner les niveaux physique, physiologique et psychologique mais aussi le niveau énergétique, qui justifie l’intervention de la théorie médicale orientale et ses applications. A savoir, que tout est énergie plus ou moins yin, plus ou moins yang, plus ou moins matérialisée, plus ou moins subtile. Chez l’homme, la circulation énergéti-que se fait essentiellement à travers des méridiens en rapport avec des organes et des fonctions. Dans le cas d’une allergie, la rencontre avec l’allergène va créer un blocage de la cirulation énergétique dans un ou plusieurs méridiens. Tout acupuncteur sait qu’une stagnation d’énergie  selon son intensité, sa durée peut être le prélude d’une pathologie et, en fonction des méridiens touchés l’ex-pression sera différente. Cet allergène ou cette substance mal tolérée, peut être extérieur au sujet comme intérieur (ses propres organes ou tissus comme dans les ma-ladies auto-immunes).
Cherchant à identifier les causes de ces réactions, le docteur Nambudripad a débouché sur un postulat essentiel (vérifié par les milliers de cas traités) selon lequel la réaction allergique est en fait dictée par le cerveau selon la perception que celui-ci a de la substance en cause. Percevant cette dernière comme étant une menace pour l’organisme, le cerveau ordonne au système immunitaire de mobiliser ses défenses pour chasser «l’envahisseur », ce qui se traduit par la réaction allergique. Or il se trouve que cette perception est le plus souvent erronée, aboutissant donc à une réaction inappropriée.
Tiens, tiens, cela ne peut nous empêcher de faire le parallèle avec le postulat psychologique qui énonce que ce n’est pas le fait qui compte mais l’interprétation qu’on en fait. Chacun avec ses croyances va réagir différemment à une même situation et parfois de façon inappropriée. En thérapie comportementale et cognitive, la psychologie scientifique appliquée à la psychothérapie, une croyance s’appelle une cognition et une croyance erronée, une distorsion cognitive. Cette dernière provoquant des émotions et des réactions inappropriées.

Du microcosme au macrocosme, tout obéirait aux mêmes lois ? C’est ce que dit depuis longtemps la médecine orientale.
A partir de cette théorie le Dr Nambudripad découvrit qu’une stimulation particulière de points d’acupunctures situés dans le dos et stimulant le système nerveux sympathique permet d’envoyer un message au cerveau qui conduit celui-ci à revenir sur sa perception erronée de cette substance pré-cise (équivalent d’un « reset informatique »). Cette stimulation étant faite pendant que le patient tient dans sa main l’allergène. Ce nou-veau message s’imprimera définitivement après la stimulation de plusieurs autres points d’acupression ou acupuncture et le respect  par le patient de règles précises pendant un certain temps après  le traitement.
Une autre façon d’interpréter l’action curative, et toujours en faisant le parallèle avec les TCC*, est qu’en stimulant les points d’acupuncture, on active la circulation énergétique dans les méridiens, le fait de rester ensuite 15 minutes au contact de l’allergène, avec cette nouvelle circulation, on crée une certaine tolérance. Comme dans les techniques d’exposition avec les TCC où le sujet est progressivement mis en contact avec l’objet phobogène.

Le diagnostic des perturbations se fait par un testing musculaire, le sujet  étant en contact avec l’allergène.
Cette méthode ne dénigre ni ne rejette aucune autre forme de pra-tique médicale et comporte l’avan- tage de n’interférer avec aucun type de traitement quel qu’il soit. La méthode peut même permettre de tolérer certains traitements indispensables au patient si celui- ci y était intolérant. On ne parle pas ici bien sûr de la toxicité inhérente à une substance.