Numéro 38 - Mars/Avril 2014
Numéro : 38
Période : Mars/Avril 2014
Au Sommaire...

Santé intégrative
Drainer son foie   

Actualité médicale
• Les rapports de l’Inserm sur les thérapeutiques dites non conventionnelles 

DOSSIER : DE LA PUBERTÉ À LA MÉNOPAUSE

Interview
Quand l'école Montessori ouvre l'horizon  

Connaître
Le Bio d'Adam et Eve  

Chronique
Dire des contes, ce n’est pas se raconter des contes    

Pathologies neurofonctionnelles
Watsu et fibromyalgie  

Sport
Le cardiofréquencemètre    

À lire
Contes des petits riens et de tous les possibles 
Cuisinons avec les huiles essentielles 

Art & émotion
Heimat d'Edgar Reitz  
Les antennes des collectionneurs transmettent 

Recette
• Maquereau chez les Incas                                              

À votre écoute
Droit de réponse d’une lectrice au dossier « fin de vie » 

 Lire l'édito

Sages-femmes, une révolte justifiée par le Dr Philippe Tournesac

Une profession intégrative depuis longtemps
Cela fait des décennies que les sages-femmes ont intégré dans leur pratique de nombreux outils en réfléchissant à leurs usages. Nombreux sont ceux et celles qui se sont formés à la sophrologie, l’acupuncture, l’homéopathie, l’hypnose, la relaxation, la nutrition, l’haptonomie… Elles savent manier les outils les plus modernes en association avec les techniques complémentaires pour le plus grand bénéfice des patientes.
Ce qu’elles demandent
Un statut à la hauteur de leur compétence. Un statut médical leur permettrait une plus grande liberté de décision et de prescription. Elles en acceptent les responsabilités et souhaitent bénéficier d’une meilleure gestion de carrière. On leur demande déjà d’assumer et d’accomplir des actes médicaux mais sans en avoir le bénéfice. Il ne s’agit donc que d’une régularisation cohérente et responsable d’une pratique.
Les motifs de refus
Officiellement, on leur rétorque qu’à la différence des médecins, dentistes et pharmaciens, elles ne soignent pas de malades. Doit-on comprendre qu’en cas de complication de l’accouchement ou de la grossesse, les sages-femmes sont incompétentes ? Bien sûr que non. Cet argument fallacieux est à la hauteur des décisionnaires qui nous gouvernent.
Une partie du lobby médical très masculin voit d’un très mauvais œil la montée en puissance de cette profession qui fonctionne déjà sur un mode intégratif, ce qui est loin d’être le cas des médecins. La révolution viendrait de la base, et qui plus est des femmes !
Les organismes sociaux envisagent mal l’arrivée de nouveaux consultants et prescripteurs. Dans une période de restriction budgétaire avec une tentative de maîtrise primitive des dépenses, ceci n’est pas acceptable. Ils préfèrent continuer d’alimenter et financer un système médical archaïque voué à sa perte.

J’apporte mon soutien inconditionnel à cette profession et espère que vous en ferez de même.

Numéro 38 - Mars/Avril 2014 5,40 €
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