Numéro 51 - juillet/août/sept 2016
Numéro : 51
Période : juillet/août/septembre 2016
Au Sommaire...

• Sophrologie
L’insomnie est sortie de ma vie… avec la sophrologie
Actualité médicale
L’iode, pas seulement pour la thyroïde          
Pathologies neurofonctionnelles
Fibromyalgie, écoutons les patients                 
MCS, hypersensibilité aux bruits aussi                 
Chronique
Propositions pour une écologie relationnelle              

 Dossier : LE 4ème ÂGE                               

Médecine intégrative
Les reflets de l’âme du monde sur la clinique psychiatrique d’aujourd’hui                               
Thérapie intégrative
Nutrition et émotions                                       
Parole de sophrologue
Guy Corneau en tête d’affiche du congrès de la SFS 
À voir - À lire
Méditer avec les enfants                                      
Guide pour l’homéopathie uniciste                                 
Cancer, un accompagnement qui change tout              
Médecin de guerre de l’Afghanistan à Paris                    
Réouverture du musée Jean-Jacques Henner             
Mon père au loin                                              
Art & émotion
Komagata, la poésie du livre-objet                        
À propos d'Illégitime, un film d'Adrian Sitaru             
Recette
Salade douce mais puissante

 Lire l'édito

Reconnaissons de la différence par le Dr Philippe Tournesac
Claudine Junien, généticienne française de renom, vient de rappeler lors d’une conférence de presse de l’académie de médecine que les hommes et les femmes ne sont pas identiques. Il ne s’agissait pas d’une réponse aux adeptes de la théorie du genre mais d’un appel à motiver une recherche médicale et des soins véritablement adaptés aux femmes. Même si la théorie du genre affirme que la différence homme/femme n'est pas biologique mais déterminée par la société, il faut se rendre à l’évidence, les chromosomes hommes femmes diffèrent et 30 % des gènes sont sous influence hormonale. Si le professeur Junien éprouve le besoin de se manifester sur ce sujet c’est que la réalité démontre que beaucoup de médicaments ne sont pas étudiés ou prescrits en tenant compte du sexe. Cette aberration de notre système médical va en fait beaucoup plus loin car nous les humains sommes génétiquement différents. Si on ajoute à cela des histoires de vie fondamentalement disparates d’une extrémité à l’autre du globe, on aboutit à des divergences encore plus patentes.

Notre médecine n’arrive pas à prendre en compte ces différences, la primauté de la validation de la recherche thérapeutique par les études en double aveugle en est la preuve la plus flagrante. Les partisans de ce mode de validation scientifique sont incapables de se remettre en cause. Ces études n’ont de validité que dans la comparaison de groupes homogènes, or par définition les êtres humains ne sont pas un groupe homogène.
La médecine intégrative plaide et se bat pour une médecine individualisée qui prenne en compte les particularités de chacun. La médecine "moderne" a encore du mal à différencier une femme d’un homme, il faudra encore quelques années avant qu’elle différencie un être humain d’un autre. En attendant, si vous ne réagissez pas comme votre voisin à un médicament, ne vous étonnez pas, écoutez votre corps et entrez en rébellion contre ceux qui veulent vous imposer un traitement parce qu’il a été validé par une pseudo-étude scientifique en double aveugle.

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