Numéro 29 - Septembre/Octobre 2012
Numéro : 29
Période : septembre/octobre
Au Sommaire...

Actualité médicale
• L’intérêt des huiles de poisson remis en question

Naturopathie
• L’ail du matin                                                                    

Psychothérapie intégrative
• L’inconscient, un ami qui vous veut du bien                 

Vision intégrative
• Dialoguer pour cultiver l'équilibre du monde...               

À lire
• Autisme, le gène introuvable                                          
• Krishnamurti et les silences du cerveau                               
• Guide de la spiritualité                                                           

Chronique
• Le conte de la petite marmotte qui était toute triste !
• L’échec mène à la réussite  

DOSSIER : LES PEURS

Pathologies neurofonctionnelles
• Le SFC est-il une maladie auto-immune ?                   
• Régime amaigrissant et fibromyalgie                                

Art & émotion
• Algérie 1962, l’été où ma famille a disparu                     

Recettes
• Salade parfumée fleurie

 Lire l'édito
Les épidémies du vingt et unième siècle par le Dr Philippe Tournesac


L’augmentation régulière de nombreuses maladies chroniques leur donnent un caractère épidémique. À l’instar des maladies infectieuses, elles se propagent dans le monde et se développent de façon presque exponentielle. L’augmentation vertigineuse du nombre de cas de diabète, d’obésité, de maladie d’Alzheimer et d’autisme est surprenante. Pour l’autisme, on est passé, en moins de 50 ans, de 3 enfants pour 10000 à 1 pour 88. On prévoit une augmentation de 50 % du nombre de diabétiques dans les quinze prochaines années. L’Alzheimer touchait moins de 1 % de la population en 1900, contre 2 % actuellement. Les épidémiologistes anticipent un quadruplement des cas dans les 40 années à venir.
Nous vivons plus longtemps, mais plus en mauvaise santé. En France, un cinquième de la population souffre d’une ou plusieurs maladies entrant dans le cadre de l’ALD (Affections Longue Durée). Les facteurs exogènes ont changé, les épidémies infectieuses du début du vingtième siècle, polio, tétanos, diphtérie, rougeole ont diminué, voire disparu.
Nous avons aussi modifié notre manière de penser, de réfléchir. Nos rêves sont différents. L’individualisme domine. Nos commandes cérébrales, comme notre état interne, ont changé. La génétique est le produit d’une évolution, mais aussi de neuf mois de programmation cellulaire et tissulaire adaptative. Notre ADN a peu varié depuis des millénaires. Pour des raisons épigénétiques, c’est-à-dire en raison de facteurs qui entourent les gènes, il ne fonctionne plus comme celui de nos ancêtres.
Ces changements externes et internes débouchent sur l’arrivée de nouvelles maladies. Baser la prévention sur les maladies du passé, c’est un peu comme acheter un kit de réparation d’une chaudière à charbon et entasser du charbon dans sa maison alors qu’on la chauffe avec des panneaux solaires réglés par des ordinateurs dernier cri. Il ne s’agit pas de rejeter les outils thérapeutiques traditionnels, mais de réévaluer leur impact sur la santé.
Ces épidémies sont peut-être dues à une modification de l’environnement, ainsi qu'à l’évolution de l’être humain, mais a-t-on pensé au rôle des outils dits thérapeutiques, agressifs, qui ne sont pas adaptés aux maladies émergentes ?

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