Numéro 16 - Juillet/Août 2010
Numéro : 16
Période : Juillet/Août 2010
Au Sommaire...

Actualité médicale
L’étincelle de vie
L-arginine pour protéger du mercure
Un médecin accuse
Le nickel... 

Interview
Quand la spiritualité donne la santé 

Thérapie intégrative
Manuel de thérapie par les contes de fées
Victor Frankl : Nos raisons de vivre 

Chronique
Besoin d’espérer, besoin de rêver 

DOSSIER : SEXUALITÉ

Parole de sophrologue
La mémoire corporelle en psychogénéalogie 

Actualité fibromyalgie
Le point sur les cures thermales
Hypersensibilité chimique multiple
Ménopause, sommeil et fibromyalgie 

À lire
Michel Onfray : Le crépuscule d’une idole
L’homme qui voulait être heureux 

Recettes
Tomates farcies au boudin sur lit de champignons
Saumon au thé vert et aux algues 

Art & émotion
Wang Keping : La chair des forêts...

 Lire l'édito

« Ignorantus, ignoranta, ignorantum » par le Dr Philippe Tournesac

Molière met ces mots dans la bouche de Toinette, déguisée en médecin, s’adressant à Argan dans le Malade imaginaire.

La spasmophilie a été comprise et identifiée par un professeur de médecine il y a plus de cent ans, elle concerne plus de 20 % de la population. La première définition consensuelle de la fibromyalgie a été arrêtée il y a vingt ans, elle concerne 3 % de la population, soit un à deux millions de personnes en France. Il existe plus de personnes souffrant d’hypersensibilité chimique multiple que de diabétiques. Depuis plusieurs décennies, les études démontrant l’efficacité thérapeutique des compléments nutritionnels, de l’homéopathie, de la phytothérapie, de l’acupuncture, de l’hypnose, de l’EMDR se sont multipliées. La biologie a fait des progrès spectaculaires. Elle permet d’identifier des facteurs de risques, des déficits et les états de nombreux systèmes. Pourtant, dans les études de médecine, pas un mot sur la fibromyalgie, la spasmophilie, les techniques de soins complémentaires et les possibilités offertes par la biologie.

Quand on sait qu’il est rare que plus de deux ou trois étudiants assistent aux cours de médecine à partir de la deuxième année. Que leur objectif principal est de réussir l’examen de fin de sixième année, dont le classement national déterminera leur spécialité et leur lieu d’exercice pour les trois à cinq années à venir. Qu’ils bachotent uniquement les quelques matières programmées pour cet examen. On peut douter de l’amélioration de la médecine dans les années à venir.

Comment réformer ce système pyramidal dans lequel les promotions sont accordées à ceux qui privilégient un seul type de médecine ? Comment permettre aux jeunes de pratiquer une médecine dans laquelle l’écoute, l’examen clinique, les outils thérapeutiques complémentaires et les plus modernes peuvent être intégrés ?

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