Numéro 14 - Mars/Avril 2010
Numéro : 14
Période : Mars/Avril 2010
Au Sommaire...

Actualité médicale
Traiter le dépression pendant la grossesse
Traiter le cerveau peut tuer le cœur
L'huile de foie de morue moins bien que la vitamine D pure
Fibromyalgie, micronutrition et thermalisme
Le myocarde perturbé
Le manque d'énergie provient des mitochondries
Probiotiques et syndrome de fatigue chronique

Interview
"La santé selon les indiens Kogis"
Apprenez à respirer pour réduire votre stress

Médecine intégrative
La longévité réussie

DOSSIER : ALLERGIES

Chronique
La vie, la vie au quotidien

Recettes
Quinoa vert et rouge

Parole de sophrologue
Le baobab et le cagou

Art & émotion
Réinsertion et/ou art thérapie

À lire
L'énergie de l'espoir
Manuel de sophrologie et de sophrothérapie
Soleil, mensonges et propagande
La yoga-thérapie

 

 Lire l'édito

Qui s'intéresse à sa santé ? par le Dr Philippe Tournesac

Les causes des maladies sont presque toujours les mêmes ; carences, excès d'agression infectieuse et environnementale sur un terrain constitué progressivement à partir des cellules maternelles et paternelles. Une fois la maladie installée, il est impossible de revenir en arrière, il faut apprendre à vivre avec. La prévention doit donc être notre première préoccupation.

Le coût de la santé dans notre pays représente 200 à 250 milliards d'euros par an, ce qui fait environ 10 euros par jour et par Français. À titre comparatif, nous dépensons en moyenne 15 euros par jour pour l'alimentation. Les dépenses annuelles en matière de prévention en France se montent à moins de 15 milliards d'euros, soit 60 centimes par jour et par Français.

Dans le Rapport du Haut Conseil pour l'Avenir de l'Assurance Maladie de septembre 2009, on ne trouve aucun projet en matière de prévention en dehors de la vaccination, de la surveillance de maladies déjà installées ou du dépistage précoce. On n'y trouve pas non plus de projet d'investissement financier dans ce domaine. L'assurance maladie et l'État étant submergés par les déficits, il ne faut pas espérer un quelconque investissement financier en matière de prévention pour la santé tant que notre système de santé n'aura pas subi une révolution. Le rôle de l'État ne peut se limiter à la promulgation de lois ou décrets réduisant le sel dans les aliments, interdisant les distributeurs de sodas dans les écoles ou imposant de signaler le danger des alcools comme du tabac et l'affichage publicitaire de l'intérêt des fruits et légumes. Pour le reste de la prévention, cela passera par la motivation des individus et par la formation post-universitaire des thérapeutes.

Quand on interroge les gens sur l'intérêt de la prévention, la grande majorité pense qu'il s'agit d'une priorité mais quand il faut de passer à l'acte, on ne retrouve plus grand monde. La stagnation de la consommation du tabac, l'essor des fast-foods, le peu d'exercices physiques pratiqués en sont des preuves flagrantes.

La prévention santé est l'affaire de tous, pour cela une information intégrative est essentielle. Le nombre de patients souffrant d'allergies est en plein essor depuis plus de 50 ans. Traiter l'allergie, c'est prévenir de nombreuses maladies invalidantes ou mortelles comme l'hypersensibilité chimique multiple ou l'asthme.

 

 

 

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