Numéro 10 - Juillet/Août 2009
Numéro : 10
Période : Juillet/Août 2009
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Psychothérapie intégrative
Sept corps, sept portes sur la vie                              

Parole sensible
Journal d’une spasmophile hypersensible        

Interview
Michel Galabru                                                

Chronique
Accepter la perfection des imperfections de la vie    

DOSSIER : DEPRESSION

Actualité fibromyalgie
Contrecarrer les pathologies neurofonctionnelles
SJSR et fibromyalgie
Des molécules du système immunitaire augmentées
Rôle du NO dans la fibromyalgie                        

Actualité médicale
Grippe porcine, quelle aubaine !
Magné B6 et Uvimag B6, bientôt déremboursés

Art & émotion
Looking for Eric et d’autres films de passeurs
elles@centrepompidou                         

Recettes
Raie acidulée à la crème de rhubarbe

 Lire l'édito

L’ordonnance pour la vie par le Dr Philippe Tournesac

Docteur, j’ai mal au ventre, guérissez-moi ! Madame, j’ai des phobies, pouvez-vous m’en débarrasser ? Monsieur, j’ai mal au dos, faites disparaître ma douleur.

Le thérapeute est-il tout puissant, a-t-on vraiment progressé depuis l’ère des sorciers ? Les médecins ont comme symbole le caducée issu de Minerve, déesse grecque puis romaine de la santé. Entrer dans le domaine de la médecine, ce serait donc un peu comme entrer dans le domaine des dieux. Pourtant, il suffit de les observer. Tous ces thérapeutes, même grands professeurs, mangent comme tout le monde, ont autant de mal à se prendre en charge, ne sont pas épargnés par les maladies : cancer, diabète, infarctus, cholestérol dépressions… Quand le médecin est malade, le patient est souvent inquiet, comment imaginer que ces dieux, demi-dieux ou quart de dieux soient malades ?

La réalité est tout autre, nous faisons tous partie des humains. La consultation intégrative nécessite dialogue, respect, écoute, collaboration, attention, communication. L’action se situe autant chez le médecin ou le thérapeute qui analyse, réfléchit puis propose sans obliger, que dans le camp du patient qui s’exprime, écoute, agit, pratique et applique.

Il est vrai que les mots sont trompeurs : l’ordonnance nous évoque plus un devoir à accomplir qu’un conseil. Le site internet dicocitation.com donne une origine étymologique originale au mot “ordre” dont découle “ordonnance”. Celui-ci proviendrait du suffixe don et de la racine or de oriri signifiant faire aller, aller, se mettre en mouvement, “ordo” serait donc la mise en mouvement, la façon d’aller. Cette ordonnance visant à mettre en mouvement prend alors tout son sens puisque l’immobilité, c’est la mort et que, par réciprocité, le mouvement, c’est la vie.

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