DOSSIER MÉMOIRE SANTE INTEGRATIVE N°7

INTRODUCTION ET SOMMAIRE

La mémoire est l’avenir du passé
Paul Valéry

Contrairement aux idées reçues, notre cerveau ne peut pas être assimilé à un ordinateur. Qui a vu un appareil électronique faire une chose pour laquelle il n’était pas programmé ? La mémoire ne se limite pas à une trace mémorielle déposée dans un tissu, elle est une fonction complexe de l’appareil neurologique.
Selon le docteur Bernard Croisile de Lyon, le meilleur moyen pour développer sa mémoire est “d’apprendre plusieurs fois et de bien dormir”. Beaucoup de jeunes et moins jeunes trouveront dans cette phrase matière à progresser.
Le trouble de mémoire est un symptôme. En médecine intégrative, un symptôme gênant et persistant n’a pas de lien direct avec une lésion de l’organe d’où semble provenir le symptôme mais uniquement avec l’état neuropsychologique. L’intensité des troubles de mémoire dépend plus de l’état psycho-affectif de celui qui s’en plaint que de la gravité de la lésion au niveau du cerveau. On remarquera que dans la maladie d’Alzheimer, c’est plus l’entourage qui se plaint que le patient. Dans ce cas, le symptôme trouble de mémoire doit être pris très au sérieux et évalué.
Notre mémoire dépend directement de l’état neurologique. Celui-ci détermine et est sensible à nos états immunitaires, psychologiques, hormonaux et nutritionnels. Encore une fois, cause et conséquence, œufs et poules sont indissociables
À partir de 60 ans, le risque de maladie d’Alzheimer augmente progressivement dans tous les groupes de population, que l’on se plaigne ou pas de la mémoire. L’objectif est donc une détection précoce systématique et une prévention avant l’apparition des signes, c’est la prévention primaire. Celle-ci doit commencer très tôt si possible avant 50 ans. Si on intervient après l’apparition des premiers signes, c’est la prévention secondaire. L’action sera d’autant moins efficace que la maladie est bien installée.
Le vieillissement cérébral, la dépendance qui l’accompagne font peur, plutôt que de l’attendre, prenons en main notre futur. On continue à encourager l’idée que nous pourrons traiter un jour la maladie d’Alzheimer. Les vaccins ou médicaments que l’on nous promet ne permettront pas de retrouver nos cellules détruites par l’asphyxie ou l’accumulation de produits toxiques.
Quand la maladie est installée, il s’agit plus de gérer des aspects sociaux que médicaux : choix de l’établissement spécialisé, deuil. Un environnement adapté à la perte de repère de la personne devient indispensable.

La mémoire c’est...  sauf que                             16
Fonction et fonctionnement                               17
Alzheimer ou vieillissement normal                  19
Les trois mémoires                                             23
Le syndrome de l’organe fantôme                     24
La compétence reconsciétisée                           25
À la rencontre des souvenirs perdus...              26
Le DHA et la phosphatidylsérine                        28                                                                           
Le neurone mémoire                                           31
Carences et vieillissement cérébral                   32
Mémoire en pratique                                          34
Homéopathie et faiblesse de mémoire              36