Allergie et psychothérapie

Une allergie a pour cause un allergène qui déclenche une réaction du système immunitaire : tout un tas de matières ou d’aliments naturels comme les cacahuètes, les crevettes, les acariens, les poils d’animaux, les pollens, le latex peuvent déclencher cette réaction. Le traitement classique est une désensibilisation aux molécules en question. C’est la seule thérapeutique conventionnelle qui donne des résultats durables.  Comment expliquer alors qu’un allergique aux roses exprime ses symptômes à la vue de fleurs en plastique ? Ou, comme le racontait David Servan-Schreiber, qu’un allergique à une plante urticante se couvre de boutons sur le bras où l’on verse de l’eau en lui faisant croire qu’elle contient le végétal ?
En fait c’est le cerveau qui est le chef d’orchestre de ces réactions allergiques. L’allergène n’est qu’un facteur déclenchant sur le plan psycho-émotionnel. Pour le Dr Salomon Sellam, qui leur a consacré un livre, la compréhension des allergies permet de comprendre la genèse psychosomatique des autres maladies.
Vous trouverez de nombreux cas cliniques détaillés par Salomon Sellam dans son livre Les allergies, c’est plus simple qu’on ne le pense, édité aux éditions Bérangel.

Mais quelles sont les causes de ces allergies ?
En médecine conventionnelle :
Une prédisposition génétique peut moduler le système immunitaire.
L’environnement joue également un rôle avec les pollutions diverses, les poussières, les acariens, les moisissures.
Pour la version "freudienne":
« Le symptôme de l’allergie est le signal d’un vécu émotionnel, source de déstabilisation, devenu inconscient par un processus de Refoulement et Déplacé par Projection sur un élément périphérique, auparavant neutre et anodin qu’on appelle allergène. »
Pour l'Analyse Psychosomatique :
« L’allergie serait le signal du mauvais souvenir d’un choc psychologique déstabilisant. »
Chaque individu a sa propre limite de tolérance. Lorsqu’un épisode stressant dépasse cette limite, il y a un choc déstabilisant. Dès lors, tout dépassement de la limite de tolérance signifie « état de danger extrême ». Lors d’un dépassement de la limite de tolérance, le cerveau biologique fait un arrêt sur image et enregistre toutes les données du drame, soit 40 millions d’informations par seconde ! Il enregistre toute une série de paramètres qui lui permettront de se rappeler de cet instant précis, jugé très déstabilisant. Et ce, dans un seul but : éviter de revivre et de ressentir cette situation. Ainsi, les cinq sens sont mis à contribution : ce que nous avons vu avec nos yeux, senti avec le nez, touché avec la peau, entendu avec l’oreille, goûté avec la bouche sera enregistré dans le cerveau.
Parmi tous les paramètres enregistrés, le plus souvent, un seul va être projeté au devant de la scène : c’est « l’allergène ».
• Exemple de la conjonctivite allergique : le larmoiement et le prurit empêchent de voir correctement : « Je ne veux plus ou je ne peux plus voir quelque chose ou quelqu’un qui m’a choqué ».
• Exemple de l’eczéma allergique : l’œdème épaissit la peau et empêche les capteurs dermiques de sentir : « Je ne veux plus ou je ne peux plus être en contact avec quelque chose ou quelqu’un ».
De plus, le cerveau enregistre aussi le lieu, la température extérieure, les personnes présentes, les objets, les éléments comme le soleil, la pluie ou l’humidité, et également certaines substances comme les pollens, les graminées, les acariens, les médicaments pris ou à prendre, etc. Il enregistre aussi nos pensées du moment.
Au total, nous gardons en mémoire un épisode de la vie associé à une sensation de danger, couplés à ces nombreux paramètres dont l’un des principaux est représenté par un élément en particulier, l’allergène.
D’un côté, la situation et de l’autre, les ressentis et l’allergène. Entre les deux, un processus de fusion que la thérapeutique sera chargée de mettre en évidence en décollant l’épisode initial ou la mémoire de l’émotionnel déstabilisant associé.

En résumé :
• Lorsqu’un individu est de nouveau confronté à un élément qu’il perçoit comme allergène, il risque de se rappeler un évènement qu’il a ressenti comme dramatique.
• L’inconscient biologique, alerté par cet allergène, ne voulant plus être pris au dépourvu comme la 1ère fois, déclenche une réaction assez forte, et que l’on nomme allergie.
• L’allergène n’est en fait qu’un signal d’alarme au cerveau biologique pour prévenir d’une possible récidive de l’évènement déstabilisant. Il faut alors absolument masquer ce souvenir qui risque à nouveau de déstabiliser dramatiquement l’individu.
 
Comment se débarrasser d’une allergie en Analyse Psychosomatique ?
Très souvent le consultant a déjà consulté son médecin et un allergologue. On va ensuite se livrer à une véritable "enquête policière" afin de déterminer :
• Le choc émotionnel initial.
• La chronologie (quand et où).
• Le conflit.
• L’allergène.
• Les symptômes cliniques et sur quelle partie du corps.

Les thérapies "verbales" vont permettre d’évacuer l’émotionnel. Les thérapies "énergétiques" vont permettent de dissoudre l’aspect émotionnel d’un choc psychologique déstabilisant :
? l’E.M.D.R.
?l’E.F.T
?TIPI
?La kinésiologie
Il s’agit souvent d’un drame personnel : un épisode marquant de la vie quotidienne, déstabilisant émotionnellement avec un avant et un après. Avant, vous étiez "normal", et après un grand changement interne est apparu. Vous l’avez vécu dans un certain état d’isolement, sans pouvoir en parler au début, et ressassé pendant un certain temps. Vous avez pu l’aborder ensuite avec votre entourage et, plus ou moins rapidement, il s’est quelque peu progressivement effacé de votre conscience.
En fonction de l’allergie, nous pouvons également préciser certains points.
-Allergie alimentaire : lors d’un repas.
-Intolérance au gluten : le pensionnat, les séparations de la famille, les réunions familiales, le pain, la baguette, le bâtard…
-Allergie à la poussière, aux acariens : dans une chambre, une grange ou tout autre endroit poussiéreux.
-Allergie au pollen, aux graminées : à l’extérieur ou en rapport avec les amours, la sexualité.
-Allergie à l’eau : noyade, piscine, mer.
-Allergie au soleil : dehors en plein soleil, le père ou la fonction paternelle.
Immédiatement après cet épisode ou beaucoup plus loin dans le temps, la première crise d’allergie est survenue dans un contexte particulier à détailler en fonction de sa nature.

Quelques exemples...